Jamais deux sans trois, selon le dicton :

Après la défaire d'Edgar Menguy aux précédentes cantonales puis de Bruno Devaux aux dernières législatives, c'est au tour de Pierre Albertini d'être laminé par l'alliance PS-Verts-PC articulée autour de Valérie Fourneyron.

Nous ne ferons pas l'exégèse de cette cinglante défaite, celle-ci ayant fait la une des principaux médias locaux et régionaux.

Retenons simplement que si les rouennais ont été privés de 2ème tour, c'est d'abord et avant tout parce l'équipe sortante, prétrie de ses propres certitudes, n'a pas su mobiliser le potentiel, pourtant intact, de l'ensemble de la droite rouennaise.

Face à une gauche rassemblée dès le premier tour, le défaut de mobilisation à droite lui aura été fatal.

Lorsque le jeu politique consiste à tirer les ficelles (UMP)  en faisant un campagne au Centre (MoDem) tout en essayant d'étouffer ses alliés électoraux (MPF) et d'ignorer toute une partie de son fond de commerce (Droite Nationale) , le pire de la politique peut aboutir à la politique du pire :  Pierre Albertini vient de l'apprendre à ses dépends, lui dont l'irréversible départ ouvre dès à présent une guerre de succession.

S'il ne s'agissait que de satisfaire telle ou telle ambition, tout cela ne serait pas bien grave.

Mais je crains fort que, sous la férule d'un Laurent Fabius en quête de reconnaissance au PS et sur le plan national, l'agglomération rouennaise et sa ville centre n'aient à supporter le prix fort que ne manquera pas de lui faire payer un pouvoir désormais totalement entre les mains de la gauche la plus rétrograde du monde.